Que révèlent six ans de commandes sur les réseaux sociaux ?
Les tendances réseaux sociaux s’observent d’habitude dans des sondages déclaratifs. Ici, elles se lisent dans des commandes réellement livrées. Depuis 2019, ce site traite des commandes de croissance sociale sur plusieurs réseaux. Entre 2020 et 2024, dernière année pleine en base, la répartition entre réseaux a beaucoup évolué : Instagram a renforcé une domination déjà large, TikTok progresse chaque année sans exception, tandis que Facebook et YouTube suivent des trajectoires plus irrégulières, faites de pics puis de reculs.
Ce constat vient d’une source rare : les commandes réellement passées et livrées par un site qui vend de la croissance sociale depuis six ans, et non d’un sondage déclaratif ou d’une estimation d’audience publicitaire. À notre connaissance, aucun acteur de ce secteur ne publie ce type de lecture, réseau par réseau, sur plusieurs années. Les chiffres présentés ici sont volontairement exprimés en parts et en évolutions, jamais en volumes bruts : l’objectif est de partager une tendance de fond utile, pas de dévoiler la taille de l’activité.
Cet article détaille, réseau par réseau, ce qui a changé entre 2020 et 2024. Une dernière section explique aussi, sans détour, ce que ces chiffres ne permettent pas de conclure.
Ce choix de publier des parts plutôt que des volumes n’est pas qu’une précaution de confidentialité : il permet aussi de comparer les réseaux entre eux sur une base équitable, sans que la taille de l’activité vienne brouiller la lecture des tendances.
Que veut dire « tendance » quand on parle de réseaux sociaux ?
Sur les médias sociaux, une tendance est un mouvement d’usage qui dure assez pour être mesuré. Une mode retombe en quelques semaines. Une tendance se lit sur plusieurs années consécutives, dans la même direction, et résiste aux variations saisonnières.
La distinction n’a rien de théorique : elle décide de l’endroit où vous placez votre effort. Un créateur qui se cale sur une mode arrive après la vague. Un créateur qui repère une tendance dispose de plusieurs années pour s’installer. Les six années analysées ici couvrent une durée assez longue pour que les modes soient retombées, ce qui permet de faire le tri.
Instagram concentre l’essentiel des commandes, et l’écart se creuse
Instagram représente plus de 8 commandes sur 10 passées sur ce site sur la période étudiée. Entre 2020 et 2024, le volume de commandes pour ce réseau a été multiplié par 18, et sa part dans l’ensemble des commandes a continué de progresser. Aucun autre réseau ne s’en approche.
Cette domination ne se limite pas à un effet de mode ponctuel. Elle correspond à une place particulière d’Instagram dans les habitudes des créateurs et des marques français : c’est souvent le premier réseau sur lequel on cherche à construire une audience, avant d’envisager une présence ailleurs. Les formats courts (Reels, Stories) ont aussi élargi les usages possibles de la plateforme, et donc les raisons de vouloir y accélérer sa croissance.
Le plus frappant reste la trajectoire : la part d’Instagram ne s’est pas diluée à mesure que d’autres réseaux, comme TikTok, prenaient de l’ampleur. Elle a progressé quand même. Cela suggère que la demande pour Instagram grandit plus vite que la diversification générale des usages vers d’autres plateformes.
Facebook reste le deuxième réseau, mais son pic est déjà passé
Facebook occupe la deuxième place des commandes livrées, avec un peu moins d’une commande sur 12. Le volume a été multiplié par environ 6 entre 2020 et 2024, porté par un pic atteint en 2023, suivi d’un léger recul en 2024.
Cette place de deuxième réseau, loin derrière Instagram, correspond à un usage différent : Facebook reste très présent chez les commerces locaux, les pages professionnelles et une clientèle un peu plus âgée que celle d’Instagram ou de TikTok. Le pic de 2023 a probablement suivi une période où les pages professionnelles ont cherché à relancer leur visibilité, avant un tassement en 2024.
Ce recul récent ne signifie pas un désintérêt pour Facebook. Il s’inscrit plutôt dans une redistribution progressive de l’attention et du budget de nos clients vers d’autres formats, sans que Facebook disparaisse pour autant du paysage.
Ce ralentissement s’observe uniquement après le pic de 2023 : sur l’ensemble de la période 2020-2024, la tendance de fond reste une nette progression du volume de commandes pour ce réseau, loin devant YouTube et TikTok.
YouTube a atteint son pic en 2021, et recule depuis
YouTube pèse environ une commande sur 22 dans les commandes livrées. Contrairement aux autres réseaux suivis ici, son pic n’est pas récent : il a été atteint en 2021, et la tendance est au recul depuis cette date. Depuis, aucune année n’a permis de retrouver ce niveau.
Cette trajectoire distingue YouTube des trois autres grands réseaux étudiés. Là où Facebook a connu son sommet en 2023 et où Instagram continue de progresser, YouTube a marqué le pas plus tôt. Une explication plausible tient à la nature du format : la croissance sur YouTube demande un travail de contenu long et régulier, plus exigeant à entretenir dans la durée que sur des formats courts, ce qui peut réduire la fréquence à laquelle nos clients renouvellent leurs commandes sur ce réseau précis.
YouTube n’a pas disparu des commandes, il occupe simplement une place plus modeste qu’en 2021, et cette place continue de s’éroder légèrement chaque année depuis.
Ce recul progressif ne signifie pas non plus une chute brutale : il s’agit d’une érosion lente, année après année, et non d’un décrochage soudain sur une seule période.
TikTok est le seul réseau en hausse chaque année, sans exception
TikTok ne représente encore qu’environ une commande sur 65, un poids modeste dans l’ensemble. Mais c’est le seul réseau suivi ici dont le volume de commandes a progressé chaque année entre 2020 et 2024, sans un seul recul annuel. Sur l’ensemble de la période, il a été multiplié par 6.
Ce détail change la lecture qu’on peut faire de TikTok. En part, le réseau reste loin derrière Instagram, Facebook et même YouTube. Mais en régularité, il se distingue de tous les autres : ni pic suivi d’un recul comme Facebook ou YouTube, ni simple accélération comme Instagram, mais une progression continue, année après année, sans interruption.
Pour un site qui observe des commandes depuis 2019, cette régularité est un signal plus intéressant que l’amplitude elle-même. Un réseau qui grandit un peu chaque année, sans jamais reculer, raconte une adoption progressive et installée chez nos clients, pas un effet de mode isolé à une seule année.
Aucun pic suivi d’un plateau, aucun recul ponctuel : sur ce réseau précis, la courbe des commandes n’a fait que monter, année après année, entre 2020 et 2024.
SoundCloud, Twitch, X et Spotify restent des marchés de niche
SoundCloud, Twitch, X et Spotify représentent chacun moins de 1% des commandes livrées sur la période 2020-2024. Les volumes y sont trop faibles pour dégager une tendance annuelle fiable, contrairement aux quatre réseaux précédents. Aucun des quatre ne dépasse individuellement ce seuil sur l’ensemble de la période.
Ces réseaux existent bien dans les commandes de nos clients, mais la demande y reste anecdotique comparée à Instagram, Facebook, YouTube et TikTok. Cela ne veut pas dire que ces plateformes sont sans intérêt : cela signifie surtout que la croissance sociale, telle qu’elle est commandée sur ce site, se concentre très largement sur un nombre restreint de réseaux à forte audience visuelle ou vidéo, plutôt que sur les réseaux plus spécialisés autour de l’audio, du direct ou du texte court.
Comment distinguer une tendance durable d’une mode passagère ?

Regardez la continuité, pas l’amplitude. Une plateforme qui progresse chaque année, même faiblement, suit une tendance. Une plateforme qui bondit puis recule a connu un pic. Nos six années de commandes montrent les deux cas côte à côte, avec la même mesure.
TikTok est le cas d’école de la tendance : il progresse chaque année sans une seule exception, alors même qu’il reste un petit volume chez nous. YouTube est le cas d’école inverse : un sommet en 2021, puis trois années de recul. Deux courbes, deux histoires, et une seule leçon : l’année du pic ne dit rien de la suite.
Ce que TikTok écrit de son propre fonctionnement éclaire cette progression. Dans sa présentation officielle du fil Pour toi, la plateforme indique que ni le nombre d’abonnés ni les performances passées d’un compte ne sont des facteurs directs de son système de recommandation. Un compte récent peut donc capter une tendance, ce qui n’est pas vrai partout de la même façon.
Que change une tendance de réseau pour un créateur ?

Elle change l’endroit où le même effort rapporte le plus. Publier sur une plateforme qui recule demande autant de travail pour moins de portée. Et cette portée ne suit pas la taille du compte : les documentations officielles classent sur le comportement des spectateurs.
Dans Comment fonctionne YouTube, la plateforme décrit un système nourri par le comportement de visionnage, les abonnements, les commentaires et des enquêtes de satisfaction. Instagram, dans son explication publique du classement, cite pour le fil le nombre de personnes qui aiment une publication et la vitesse à laquelle elles l’aiment, la commentent, la partagent et l’enregistrent.
Concrètement, un réseau en tendance ouvre une fenêtre : l’audience y arrive pendant que la concurrence y est encore faible. À l’inverse, un créateur qui publie encore l’essentiel de son contenu sur Facebook ne commet pas d’erreur, mais il travaille sur un réseau dont le pic est passé. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons construit JDP Expérience, un outil gratuit qui suit la progression d’un compte jour après jour, sans demander de mot de passe. Sur la façon d’articuler cet effort de contenu avec un renfort d’engagement, tout est dans notre article dédié.
Ces tendances valent-elles encore aujourd’hui ?

Nos données s’arrêtent à 2024, dernière année complète en base, et nous n’extrapolons pas au-delà. notre base ne couvre pas 2025 en entier, et 2026 est en cours. Une tendance mesurée sur cinq années consécutives reste un indicateur de direction solide, mais elle ne remplace pas une mesure de l’année en cours.
Nous préférons poser cette limite plutôt que d’afficher une courbe qui donnerait l’illusion de la précision. Des données partielles comparées entre différentes plateformes produisent des écarts qui n’existent que dans le tableau. Une base de commandes n’est complète qu’une fois l’année terminée et les statuts stabilisés ; publier une année partielle ferait apparaître un effondrement qui n’existe pas. Le même réflexe vaut face à n’importe quel chiffre affiché par un prestataire : demandez sur quelle période il porte et ce qu’il compte exactement. Nous avons listé les vérifications utiles dans cet article.
Le tableau comparatif des réseaux : parts et tendances (2020-2024)
Pour résumer d’un coup d’œil ce que ces six années de commandes montrent, voici la répartition par réseau et la tendance observée entre 2020 et 2024. Toutes les valeurs sont exprimées en parts ou en évolutions relatives, jamais en volumes.
| Réseau | Part des commandes livrées (2020-2024) | Tendance 2020-2024 |
|---|---|---|
| Plus de 8 commandes sur 10 | Multiplié par 18, toujours largement le premier réseau | |
| Moins d’une commande sur 12 (2e réseau) | Multiplié par environ 6, pic en 2023 puis léger recul | |
| YouTube | Environ 1 commande sur 22 | Pic atteint en 2021, en recul depuis |
| TikTok | Environ 1 commande sur 65 | Multiplié par 6, seul réseau en hausse chaque année sans exception |
| SoundCloud, Twitch, X, Spotify | Chacun moins de 1% | Volumes trop faibles pour une tendance annuelle fiable |
Questions fréquentes
À partir de quand parle-t-on d’une tendance et non d’une mode ?
Quand le mouvement se répète sur au moins trois années consécutives dans la même direction. En dessous, un seul bon exercice suffit à créer l’illusion d’une dynamique qui n’existe pas.
Ces chiffres reflètent-ils l’usage général des réseaux sociaux en France ?
Non, et c’est important. Ils mesurent une demande payante de croissance sociale, pas le temps passé ni le nombre d’utilisateurs. Un réseau peut être très utilisé et peu représenté ici, l’inverse est vrai aussi.
Sur quelle période portent exactement ces données ?
De 2019, date de la première commande livrée, à 2024, dernière année complète en base. Les années 2025 et 2026 sont exclues parce que notre base ne les couvre pas entièrement, pas parce qu’elles seraient sans intérêt.
Faut-il abandonner un réseau qui recule ?
Pas mécaniquement. Un réseau en recul chez nous peut rester celui où se trouve votre audience déjà installée. La tendance indique où la demande se déplace, elle ne dit pas où se trouve votre public à vous.
Ces tendances sont-elles les mêmes partout dans le monde ?
Nous ne le savons pas, et nous ne l’affirmons donc pas. Nos commandes viennent très majoritairement de France. Ce relevé décrit un marché français, rien de plus.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Ces chiffres décrivent une seule chose : la demande des clients de ce site, telle qu’elle s’est traduite en commandes livrées entre 2020 et 2024. Ils ne mesurent ni la santé des plateformes, ni leur audience réelle, ni leur popularité générale en France ou ailleurs.
Un réseau peut être immense dans le monde réel tout en occupant une place modeste dans ces commandes, et inversement. La part d’YouTube dans nos commandes, par exemple, ne dit rien du nombre réel d’utilisateurs de la plateforme ni de sa santé publicitaire : elle reflète seulement ce que nos clients ont choisi de commander sur ce réseau précis, pendant cette période précise.
Ces données ne couvrent pas non plus 2025 ni 2026 : ces deux années sont encore incomplètes dans notre base au moment de la rédaction, et les inclure donnerait une image faussée, en particulier un recul artificiel qui ne reflèterait qu’un exercice non terminé plutôt qu’une vraie tendance. Nous nous limitons donc volontairement à la dernière année pleine disponible.
Enfin, ces chiffres n’incluent aucune comparaison avec d’autres prestataires du secteur, et aucun volume ou chiffre d’affaires n’est communiqué : seules les parts et les tendances relatives sont partagées ici, par choix de confidentialité sur la taille de l’activité.
Ces chiffres ne distinguent pas non plus les différents types de commandes passées sur chaque réseau : ils mesurent uniquement la répartition globale entre réseaux, tous types de commandes confondus. Ils ne permettent pas davantage d’anticiper l’évolution future d’un réseau : une tendance observée entre 2020 et 2024 décrit le passé, elle ne constitue pas une promesse sur les années suivantes.
Ce qu’on retient de ces six années
Six ans de commandes livrées dessinent une hiérarchie assez nette entre réseaux, mais aussi des trajectoires très différentes d’un réseau à l’autre. Instagram domine et continue de creuser l’écart. Facebook reste solidement deuxième, mais a probablement passé son pic. YouTube a connu son sommet plus tôt que les autres, en 2021, et recule depuis.
TikTok, encore modeste en part, est le seul réseau dont la progression n’a connu aucun recul annuel sur toute la période. SoundCloud, Twitch, X et Spotify restent, pour l’instant, des marchés de niche dans nos commandes.
Si vous voulez comprendre plus en détail comment fonctionne la croissance sur Instagram, notre page dédiée à ce réseau détaille les leviers utilisés au quotidien. Pour suivre la dynamique de TikTok, qui reste le réseau à la progression la plus régulière de ces six années, une page spécifique lui est également consacrée. Et pour en savoir plus sur l’histoire de ce site depuis 2019, la page qui la raconte est accessible à tous.
Voilà ce que six ans de commandes disent des tendances réseaux sociaux : pas un sondage, pas une projection, des commandes livrées et comptées.